vendredi 13 mars 2026

EPONA présenté au PDAC 2026 à Toronto

Lors de cet entretien donné à l'occasion du PDAC 2026 à Toronto, le Dr Keith Barron, PDG d'Aurania Resources, évoque les projets récents de la société et ses activités d'exploration en Europe, en mettant l'accent sur la récupération de nickel et de cobalt à partir de résidus miniers en Italie, sur de nouveaux permis d'exploration en Bretagne (France) et sur des initiatives de dépollution environnementale en Corse. Il souligne la viabilité économique de ces projets ainsi que l'importance des métaux stratégiques sur le marché européen.
Le seul projet qu'il met en avant, parmi tous ceux qu'il gère en parallèle, est le projet EPONA. Il explique que la Bretagne était reliée à Terre-Neuve à l'origine des continents. Or, à Terre-Neuve se trouvent les mines d'or parmi les plus intéressantes au monde avec des teneurs allant jusqu'à 70g par tonne de minerai, contre 1g en moyenne dans de nombreuses mines. La "suite du filon" est donc chez nous..



Extrait de la l'entretien, dans lequel il est question d'EPONA

Traduction

[ ... ] nous pensons également qu’il existe un très, très bon potentiel, non seulement pour l’or, mais aussi pour l’étain.
Le prix de l’étain est très élevé en ce moment. Sans oublier l’antimoine et le tungstène. Le tungstène se porte très bien lui aussi, et ce sont là des métaux essentiels dont l’Europe a cruellement besoin.
Nous avons donc identifié cela. Nous avons également identifié une zone plus au nord le long d’une zone de cisaillement massive qui s’étend sur toute la longueur d’une extrémité, enfin, depuis la côte atlantique vers l’intérieur des terres sur toute la Bretagne. Elle s’appelle la zone de cisaillement américaine et ressemble à un autre gisement d’une autre société ici, qui se porte très bien, appelée New Found Gold.
À une époque, la Bretagne et Terre-Neuve étaient reliées. Elles étaient jointes et nous pensons que la minéralisation et les systèmes de veines se sont formés plus ou moins à la même époque. Puis l'Atlantique s'est ouvert, la dorsale médio-océanique s'est écartée et l'une s'est retrouvée en France, l'autre au Canada. Nous pensons donc que nous avons peut-être l'autre partie de ce gisement1.

Quel est le plan actuel pour ce projet en 2026 ?

Nous allons commencer par faire de la télédétection. Nous aimerions effectuer un survol de la zone car on nous a dit qu’il y avait d’anciens chantiers datant de près de 200 ans, peut-être même plus, qui ont été comblés par des agriculteurs mais dont on peut encore voir les traces sur une image LIDAR2. Nous aimerions donc effectuer un relevé LIDAR sur ces sites, et éventuellement réaliser des relevés géophysiques et électriques afin d'en localiser d'autres parties et d'en déterminer la source.


(1) Voir l'image plus bas
(2) Lidar (Light Detection and Ranging) : technique laser très utilisée pour la cartographie géologique de surface.



À gauche, Terre Neuve, avec les exploitations d'or de "New Found Gold".
À droite les projets de recherches minières de Aurania, incluant EPONA



EPONA, le projet emblématique de Aurania présenté à Toronto en marge du PDAC 2026.